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Bouteflika aux joueurs, dirigeants, entraîneurs et organisateurs : “Vous avez honoré le football algérien.”
Les
Sétifiens, dans un stade Mutapha Tchaker archi-comble, ont été
époustouflants en battant lors de la finale retour de la Ligue des
champions arabe la coriace formation marocaine du WA Casablanca sur le
score de 1 à 0. Après avoir gagné lors de la manche aller ( 1 à 0), à
Casablanca, face au WAC (but de Farid Touil), les Sétifiens ont
récédivé sur un joli but de Malik Ziaya, sur une passe lumineuse de
Hadj-Aissa. Sur les deux manche, l’ESS a gagné, en aller et retour, sur
le score de (2 à 0). Par conséquent, ils ont amplement mérité de
l’emporter. Un deuxième sacre d’affilée où les gars de Ain-Fouara ont
mis beaucoup de cœur à l’ouvrage pour ne pas décevoir le public
algérien, notamment Sétifien qui avait pris d’assaut le stade Mustapha
Tchaker dès les premières heures de la journée. Cette dernière était
vraiment spéciale pour ses 30.000 supporters sétifiens qui avaient tenu
à faire le voyage, grâce, il faut le mettre en exergue, à l’aide de la
wilaya de Sétif qui avait mobilisé quelque 350 bus pour les acheminer
sur Alger. D’autres sont venus par leurs propres moyens, voitures,
motos... Le soutien indéfectible et le lien solide entre le “fans”
sétifiens et leur équipe n’a nullement était démenti. Le stade de Blida
était beau, rempli à ras-bord. Il n’y avait point de place. Sur le
terrain, le match est parfois très musclé, surtout que les joueurs du
WAC voulaient très tôt atteindre leur objectif. Bidoudène, leur force
de frappe, avait tenté quelques escarmouches dès le début, histoire
d’intimider l’adversaire. Ils voulaient combler, dès le premier quart
d’heure, leur retard. Néanmoins, Maiza et Hadjaoui veillaient
admirablement bien au grain. Simondi avait fait le bon choix tactique
en empêchant les joueurs marocains de trouver les espaces nécéssaires
sur les flancs. En agissant ainsi, les gars de Ain-Fouara ont réussi à
mettre en place une véritable souricière qui leur avait donné des ailes
pour se montrer assez dangereux au cours du premier half. Et à la
demi-heure de jeu, une action rapide rondement menée, Hadj-Aissa, au
prix d’une passe lumineuse, permettra à Ziaya de partir seul comme une
flèche avant de battre El-Fagrouch du plat du pied dans un coin
impossible ( 30’). Un but qui est venu au bon moment. Il a eu pour
effet de tempérer l’ardeur des marocains rendant leur situation encore
plus difficile. En seconde mi-temps, les Marocains, sermonnés,
peut-être, par leur coach Oscar Fullone, sont revenus avec de meilleurs
arguments. Ils obligèrent les Sétifiens à reculer. Pour les protégés de
Simondi, c’était le meilleur scénario. Car, en fin de partie, suite à
des “contres” rapides, Ziaya avait raté, à trois reprises, la balle du
K.O. Même Hadj-Aissa et Serey Die étaient aux avant postes pour
malmener El-Fagrouch qui a eu beaucoup de vista pour sauver son équipe
d’un naufrage annoncé. Les protégés de Fullone ont tout fait pour
marquer et sauver l’honneur, mais ils butèrent sur une défense
sétifienne très solidaire autour d’un Hadjaoui en grande forme. En fin
de partie, les joueurs du WAC ont voulu durcir le jeu.
Heureusement
que les Sétifiens n’ont pas voulu répondre aux provocations.
Finalement, cette finale se terminera dans de très bonnes conditions.
L’ESS a prouvé qu’elle est actuellement la meilleure équipe arabe. Et
ce n’est pas par hasard qu’elle vient d’étrenner son 2eme titre de
champion arabe pour la 2eme fois consécutive. C’est une performance
pour le moins unique dans les annales de cette compétition arabe. Cette
finale a été réhaussée par la présence du chef du gouvernement, M.
Abdelaziz Belkhadem, le ministre de la Jeunesse et des Sports,
El-Hachemi Djar, le président de la FAF, Hamid Haddadj, le président de
la commission des compétitions, Mohamed Raouraoua, et les ambassadeurs
accrédités à Alger. Il faut dire que le public a été en or en soutenant
son équipe du début jusqu’à la fin. Il a été vraiment à la hauteur. Il
y a eu une grande symbiose entre les joueurs et leur public. C’était
beau !
L’ESS a prouvé que le football algérien possède de la qualité
et qu’il a seulement besoin qu’on lui donne les moyens dont il a besoin
pour connaître son envol.
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